Ce groupe est une parfaite synthèse de mes obsessions adolescentes : un son indie dépouillé et brut, un fort accent british pour assouvir ma fascination pour l’Albion, une chanteuse aguichante (désolé, mais il faut être honnête), une durée courte et resserrée pour assortir ma capacité de concentration, et un adoubement des héros de mes 13 ans, Franz Ferdinand.
En effet, les deux groupes partagent un label, Domino, comme les deux faces de la pièce du rock écossais estampillé 2000s : là où les FF jouent les dandys urbains biberonnés au glam et à l’electro, les Sons & Daughters se posent en cousins revêches et mal élevés tout droit sortis de la brume des Highlands. Leur musique sur leur premier EP et ce premier album est un chaos savamment contrôlé qui dégage quelque chose de sauvage et de sexuel. Évidemment, le public préférera largement la manière de faire l’amour de Alex Kapranos, plus sensuelle et bon chic bon genre, qui de son côté ne cessera jamais de faire la promotion des Sons & Daughters comme le meilleur groupe de rock écossais de son époque.
J’ai bien envie de lui donner raison : ce disque elliptique est parfait à sa manière, utilisant parfaitement les enchevêtrements de la voix furieuse de Adele Bethel et de celle caverneuse de Scott Paterson, servant des tubes aux guitares acérées comme l’épée de William Wallace aussi bien que des deep cuts poisseuses sorties des marécages du nord. Le groupe polira ensuite son son pour des résultats inégalement heureux, mais ce Repulsion Box est le rush d’adrénaline définitif de leur carrière.
Quant au thème caché de cette semaine, si les quelques indices parsemés dans les titres ou les tracklists d’albums choisis ne vous ont pas aiguillé, le nom du groupe du jour devrait suffire à vous révéler l’heureux et bouleversant événement qui m’attend très prochainement, et auquel je voulais dédier cette résidence ???? Merci pour votre participation, et à très vite !
Genre: Rock| Top #20 de la journée |
|---|