L’été précédent, aux deux guerres mondiales qui avaient nourri dans ma famille la haine des Boches, étaient venues s’ajouter la pulvérisation de Battiston par Schumacher et la défaite la plus injuste de l’histoire du football. Bref, nous n’étions pas prêts de nous réconcilier avec l’Allemagne.
Il aura pourtant suffi du coeur d’artichaut des adolescents que nous étions, des yeux verts et des mèches rebelles de Gabriele Susanne Kerner, pour nous faire reconsidérer la question. Mais alors que certains de mes congénères se sont arrêtés aux atours de la belle et à l’incontournable single 99 Luftballons, la curiosité m’a poussé à emprunter l’album Nena à la médiatique de Corbeil-Essonnes.
Et là, surprise : hybridité inattendue entre un rock à la limite du hard et synthés new wave. Une réussite totale. L’album deviendra peu à peu un classique 1980s et on se rendra compte, comme pour certains autres (tiens, tiens, les deux premiers A-ha par exemple) que les singles sont loin d’être les meilleurs titres. Recommendations pour ceux qui sont passés à côté : Noch einmal, Satellitensdadt et surtout Tanz auf dem Vulkan (en écoute) et ses lointains échos de 10:15 Saturday Night.
Genre: Hard rock et new wave (en même temps)| Top #20 de la journée |
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