La France crève de ça. La Suisse aussi probablement, Fabio. La France, donc, crève de l’anonymat dans lequel elle laisse mariner Kenny Anderson, aka King Creosote, depuis trop longtemps, depuis toujours, depuis près de 20 ans. Même si depuis son album avec Jon Hopkins en 2011, “Diamond Mine”, ses nouvelles sorties font un peu parler d’elles (par exemple, le dernier album, “I DES”, qui est pas mal), rares sont ceux qui ont remonté le fil d’une discographique pléthorique (Discogs liste une soixantaine d’albums, officiels ou CDR…). En 2007, King Creosote sortit donc “Bombshell”, je le connaissais depuis peu, grâce à l’album (officiel) d’avant, “KC Rules OK”, je l’attendais avec impatience, je ne fus pas déçu et près de 17 ans et pas mal de sorties plus tard, cela reste pour moi son meilleur album, le mariage le plus abouti entre un son folk sobre et DIY et des mélodies à tomber, parsemé de quelques fulgurances pop. J’ai eu du mal à choisir un extrait. Va pour le single éclaireur “You’ve No Clue Do You”, mais je vous conseille d’écouter tout l’album, et de jeter en particulier une oreille aux merveilles que sont “Admiral”, “Leslie” ou “Home in a Sentence”.
Anecdote ? Kenny Anderson a joué quelques trop rares fois en France, dont une fois avec une jambe dans le plâtre et un joueur de djembé. J'aimerais bien qu'il revienne.
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