Après un très beau premier album un peu ovni ("I Thought I Was an Alien") dans un style Lo-Fi, Soko revient avec un son surprenant et plutôt New Wave. Finis les morceaux types MySpace écrits dans un garage, Soko s'entoure de professionnels. Dans ses interviews pour la sortie de l'album, elle raconte sa passion pour Robert Smith, qu'elle avait contacté pour travailler avec lui, contact qui est resté sans réponse de sa part. Elle fait finalement appel à Ross Robinson qui avait produit le 12ème album des Cure, et qui avait transmis sa lettre à Robert Smith. Elle s'entoure de musiciens, la batteuse de Warpaint notamment. Mais pour la basse sur ce disque, c'est Soko elle-même qui s'y attelle. Elle enregistre en Californie et en profite sur deux morceaux pour faire une collaboration avec le chanteur Ariel Pink ("Monster Love" et "Lovetrap")
Comme souvent avec Soko, c'est un album intime où elle se raconte sans filtre à travers ses 12 chansons. Ce n'est pas toujours optimiste, elle parle de ses nombreuses blessures, mais l'écriture est toujours percutante et émouvante. De toute façon, les albums de Soko sont des albums d'introspection, ce qui les rend sombres et touchants avec sa voix fragile.
Dans "Peter Pan syndrome" elle clame << I refuse to grow, I refuse to get old, I refuse to conform, I refuse to transform, I have Peter Pan syndrome >>. Et sur la chanson "Ocean Tears" sur la mort brutale de son père quand elle avait 5 ans, on est sur le morceau le plus vulnérable. "Keaton's Song" termine l'album avec un son plus proche de son premier opus, histoire de finir un cycle. Par la suite, elle réalisera une belle reprise de Diabolo Menthe de Yves Simon.
Si vous ne connaissez pas cette artiste, essayez de rentrer dans ses fêlures à travers sa musique et ses textes, c'est un univers attachant.
LUV U SOKO.
Genre: New Wave, Post Punk, Dream Pop
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