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Buena Vista Social Club
Buena Vista Social Club
1997

Retour en Amérique pour terminer là où tout a commencé : l’arrivée des Européens à la suite de Christophe Colomb, les ravages du colonialisme constatés par Bartolomé de Las Casas, l’impérialisme espagnol puis états-unien et enfin l’autoritarisme d’une révolution confisquée. Derrière les cartes postales et les grands personnages comme José Marti ou Che Guevara, beaucoup d’espoirs déçus. A la fin du siècle dernier, on pouvait trouver à La Havane des octogénaires qui en auraient reconstitué le récit à l’échelle de leur vie. Parmi eux, quelques vieilles gloires jouant du son cubain, un syncrétisme musical reflétant l’histoire coloniale de l’île entre Amérique, Afrique et Europe, tels qu’Ibrahim Ferrer ou Compay Segundo. Cette histoire aurait pu en rester là, mais l’effervescence de l’industrie musicale autour des « musiques du monde » amène le label World Circuit et le guitariste américain Ry Cooder à s’associer pour enregistrer un témoignage musical du peuple cubain. En quelques jours, une page importante de l’histoire de Cuba et de la musique en général est écrite, dans un album joyeux et sans âge. Plus tard, Wim Wenders joindra l’image au son dans un documentaire devenu culte. Aujourd’hui, nombre de ces musiciens sont mort avant d’avoir vu leur pays libéré, mais le Buena Vista Social Club ne disparaîtra désormais jamais.

Genre: Son cubano

Par Soren_J
@sorenjulienov.bsky.social @Jrs_eLnv
Le 22-02-2026

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2026-02-15 21:18:49
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